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Créer une entreprise d'import-export à Dubaï en 2026

Créer une entreprise d'import-export à Dubaï en 2026 : licence, douane, coûts, TVA, documents et flux vers la France et la Belgique.

Imad BadreddineImad BadreddineEntrepreneur à Dubaï et auteur Square Zone7 août 2026Mis à jour le 17 août 202621 min de lecture
Conteneurs et portiques de manutention dans un terminal d'import-export à Dubaï

Pour créer une entreprise d'import-export à Dubaï, vous devez obtenir une licence commerciale couvrant les marchandises réellement négociées, puis enregistrer la société auprès de l'autorité douanière utilisée. La licence autorise l'activité économique. Le code douanier permet de déposer des déclarations d'importation, d'exportation, de transit ou de réexportation. L'un ne remplace pas l'autre.

Le choix décisif n'est pas simplement « mainland ou free zone ». Vous devez d'abord savoir qui achète les biens, qui les revend, où ils sont stockés, qui figure comme importateur sur la déclaration et dans quel pays la marchandise est mise en libre circulation.

QuestionRéponse courte en 2026
Existe-t-il une licence unique « import-export » ?Non. Vous choisissez une licence commerciale et des activités correspondant aux produits.
Le code douanier est-il inclus ?Non. L'enregistrement Dubai Customs est une démarche séparée.
Frais Dubai Customs100 AED, plus 20 AED de Knowledge and Innovation fees pour la nouvelle inscription.
Délai officiel annoncéUn jour ouvré pour une demande complète.
Droit de douane courant5 % de la valeur douanière incluant coût, fret et assurance, avec exceptions selon le produit.
TVA UAE5 % en principe ; certaines exportations peuvent être taxées à 0 % si toutes les conditions sont prouvées.
Une free zone suffit-elle pour vendre aux UAE ?Non. La mise en libre circulation sur le mainland doit suivre le circuit douanier et commercial applicable.
Un entrepôt est-il obligatoire ?Non pour tous les modèles ; oui si vous stockez vous-même des marchandises et que la licence ou l'opération l'exige.

Qu'est-ce qu'une activité d'import-export à Dubaï ?

L'expression couvre plusieurs métiers très différents. Les regrouper sous une seule licence vague produit souvent un dossier incohérent pour l'autorité, la douane et la banque.

Le négociant pour compte propre

La société achète les marchandises à un fournisseur, en devient propriétaire, puis les revend avec une marge. Elle porte le risque de prix, de paiement, de conformité et parfois le risque logistique. Ses factures d'achat et de vente figurent dans sa comptabilité ; son chiffre d'affaires correspond au prix total revendu, pas à sa seule marge.

Ce modèle requiert une activité commerciale couvrant les catégories de produits. Dès que vous détenez du stock, la qualification de trading devient centrale. JAFZA le précise : acheter ou importer des biens physiques, conserver un inventaire puis vendre ou exporter relève d'une trading licence.

L'agent commercial ou courtier

L'intermédiaire rapproche un vendeur et un acheteur sans acquérir les biens. Il facture une commission ou des honoraires. Si ses contrats, ses factures et les paiements montrent qu'il ne devient jamais propriétaire des marchandises, une activité de service ou d'intermédiation peut être plus juste qu'une licence de trading.

Vous ne pouvez toutefois pas qualifier artificiellement une marge commerciale de commission. Si votre société émet la facture de vente, encaisse le prix complet, assume les défauts de paiement ou contrôle le stock, elle agit probablement comme négociant.

Le prestataire logistique

Un freight forwarder, un entrepôt ou un customs broker fournit des services de transport, de stockage ou de dédouanement. Il n'achète pas nécessairement la marchandise. Une licence logistique ne vous autorise donc pas automatiquement à acheter et revendre les produits transportés.

Le vendeur e-commerce

Une boutique en ligne qui importe un stock pour vendre aux consommateurs exerce à la fois une activité commerciale et un canal numérique. Il faut aligner la licence, le lieu du stock, l'importateur officiel, les marketplaces, la TVA et les règles de protection du consommateur. Notre guide sur l'e-commerce à Dubaï détaille ce modèle.

Quelle licence choisir pour importer et exporter ?

Il n'existe pas de document fédéral universel nommé « import-export license » qui remplacerait la licence commerciale. L'autorité de licence enregistre une ou plusieurs activités ; Dubai Customs enregistre ensuite le rôle douanier de l'entreprise.

Licence commerciale spécialisée

Elle convient lorsque vous négociez une famille identifiable de marchandises : vêtements, mobilier, pièces automobiles, matériel informatique ou équipements industriels, par exemple. Elle rend généralement le modèle plus lisible et évite de payer pour une portée inutile.

General Trading License

Une General Trading License permet de réunir un éventail plus large de familles de marchandises. Elle devient pertinente lorsque le catalogue couvre plusieurs groupes qui ne tiennent pas sur une licence spécialisée.

Elle ne supprime aucune restriction sectorielle. Les médicaments, denrées alimentaires, cosmétiques, équipements radio, produits chimiques, tabac, alcool, métaux précieux ou véhicules peuvent nécessiter des autorisations, enregistrements ou contrôles propres. Notre article sur la General Trading License explique sa portée et son coût sans confondre le sujet avec l'exécution douanière traitée ici.

Licence de service ou de conseil

Elle peut convenir au sourcing, au conseil en achats ou à l'apport d'affaires si la société ne prend ni la propriété ni la possession des biens. Le contrat doit identifier le donneur d'ordre, la mission, la commission et la responsabilité de chaque partie.

Licence industrielle

Importer des matières premières, les transformer aux Émirats puis exporter un produit fini peut nécessiter une licence industrielle, une installation approuvée et des autorisations supplémentaires. Une trading licence permet de négocier ; elle ne permet pas automatiquement de fabriquer. Le guide JAFZA distingue clairement trading, industrie et logistique.

Mainland ou free zone : comment choisir ?

Le trajet physique des marchandises compte davantage que l'adresse la moins chère.

Modèle réelStructure à examinerPoint de vigilance
Importer et distribuer directement aux clients UAEMainlandLocal, activité produit, douane, TVA et autorisations
Stocker près de Jebel Ali puis réexporterJAFZA ou zone logistique adaptéeEntrepôt, règles de zone et accès portuaire
Distribuer par fret aérienDubai South ou zone aéroportuaire adaptéeDistance au terminal, chaîne du froid et temps de transit
Négoce international sans passage physique aux UAEFree zone ou mainland selon les contratsBanque, substance, fiscalité et pays de destination
Négocier des matières premièresDMCC ou autre structure adaptéeActivité précise, conformité et coût total
Produire ou assembler à Ras Al KhaimahRAKEZ ou zone industrielle adaptéeUsine, terrain, énergie, transport et douane locale

Quand le mainland est cohérent

Une société mainland est généralement plus directe lorsque le stock entre aux Émirats pour être vendu à des distributeurs, commerces ou clients finaux locaux. Elle peut louer un entrepôt adapté, traiter ses importations et commercer sur le marché local dans le cadre de ses activités.

Le mainland ne rend pas tous les produits libres d'accès. Vous devrez toujours obtenir les agréments requis, classer les biens, payer les droits et traiter la TVA.

Quand une free zone est cohérente

Une free zone peut être adaptée à la réexportation, au stockage sous contrôle douanier, au commerce international ou à une infrastructure sectorielle. JAFZA se connecte directement au port de Jebel Ali ; Dubai South se concentre sur les flux aériens, routiers et logistiques ; DMCC propose un écosystème de commerce de matières premières ; RAKEZ combine licences, entrepôts et installations industrielles.

Une entreprise free zone ne vend pas pour autant librement sur le mainland comme si la frontière douanière n'existait pas. Lorsque les biens quittent la zone pour être mis en libre circulation aux UAE, l'importation locale, les droits, la TVA et le circuit commercial doivent être organisés.

Comparez aussi les différences générales entre free zone et mainland.

Free zone et Designated Zone

Toutes les free zones ne sont pas des Designated Zones pour la TVA. Même dans une Designated Zone, l'entreprise reste considérée comme établie aux UAE pour la TVA ; seuls certains mouvements et certaines fournitures de biens peuvent recevoir un traitement particulier.

Le guide FTA des zones précise notamment que le transfert de biens d'une Designated Zone vers le mainland constitue une importation aux UAE. Il précise aussi qu'un transfert entre deux Designated Zones n'est hors champ que si les biens ne sont ni libérés, ni utilisés, ni altérés pendant le transfert et si les règles douanières sont respectées.

Quelles zones comparer pour le commerce international ?

JAFZA

JAFZA convient aux sociétés qui utilisent Jebel Ali, un entrepôt, une cour ou des services intégrés de port et de zone franche. Sa trading licence couvre les marchandises indiquées sur la licence. Sa general trading licence élargit la gamme.

JAFZA affiche 15 000 AED par an pour sa General Trading Licence, hors constitution, bail, visas, douane et services opérationnels. Une trading licence plus ciblée peut coûter moins cher selon les groupes d'activités. Ce tarif de licence seul ne permet donc pas de comparer deux projets.

Dubai South

Dubai South devient pertinente lorsque la proximité d'Al Maktoum International Airport, la route vers Jebel Ali ou un entrepôt logistique améliore réellement vos coûts. Le district logistique propose notamment des unités flexibles à partir de 190 m² selon sa présentation officielle.

DMCC

DMCC est particulièrement connue pour les matières premières, métaux précieux, diamants, thé, café et produits énergétiques, tout en proposant beaucoup d'autres activités. Son coût est plus élevé que certaines zones généralistes.

Le barème DMCC affiche 20 265 AED pour le renouvellement annuel d'une licence standard de trading ou de service, hors bureau et autres frais. La General Trading Licence apparaît à 50 265 AED par an. Vérifiez le produit exact et le package complet avant de choisir la zone pour son nom.

RAKEZ

RAKEZ peut convenir à une activité commerciale, industrielle ou de stockage qui accepte une implantation à Ras Al Khaimah. Comparez le coût du local avec le surcoût routier jusqu'au port, à l'aéroport, aux clients et aux prestataires utilisés.

Les huit étapes pour lancer l'activité

1. Cartographier les produits et les flux

Créez un tableau par référence ou famille de produits avec :

  • le fournisseur et son pays ;
  • le pays d'origine réel ;
  • le lieu d'enlèvement ;
  • le code HS envisagé ;
  • la valeur, le poids et le volume ;
  • le lieu de stockage ;
  • le client et le pays de destination ;
  • la fréquence des envois ;
  • l'Incoterm d'achat et de vente ;
  • l'entité qui sera importateur officiel.

Un produit acheté en Chine, stocké à Dubaï puis expédié en France ne devient pas automatiquement d'origine UAE. L'origine, la provenance et le pays d'expédition sont trois notions différentes.

2. Classer les produits et vérifier les autorisations

Le code HS détermine le tarif, les restrictions, les statistiques et une partie des documents. Ne choisissez pas un code uniquement parce que son droit semble plus faible. Une mauvaise classification peut entraîner une correction, un retard, une pénalité ou une saisie.

Dubai Customs propose Al Munasiq, un outil de recherche et de classification qui affiche la description, le taux et le statut d'interdiction ou de restriction. Pour une marchandise complexe, faites confirmer le classement avant la première commande importante.

3. Définir l'Incoterm et l'importateur officiel

L'Incoterm répartit les coûts, les risques et certaines obligations logistiques entre vendeur et acheteur. Il ne remplace ni le contrat de vente, ni les règles de propriété, ni les obligations fiscales.

Décidez par écrit qui figure comme importer of record, qui fournit le code douanier, qui paie les droits, qui récupère éventuellement la TVA et qui assume un refus de conformité. Une promesse du fournisseur de « tout livrer DDP » ne suffit pas si personne ne peut expliquer quel numéro douanier sera utilisé.

4. Choisir la juridiction et la licence

Comparez le mainland et les free zones à partir de la carte des flux. Demandez la liste exacte des activités, des produits exclus, des approbations et des installations autorisées. Le devis doit séparer constitution, licence, bail, visas, immigration, douane, audit et renouvellement.

5. Créer la société et l'installation

Réservez le nom, obtenez l'approbation initiale, soumettez les documents des actionnaires et signez le bail nécessaire. Un flexi-desk peut suffire à certains négociants sans stock ; il ne remplace pas un entrepôt quand vous réceptionnez physiquement des palettes.

Vérifiez la protection incendie, l'assurance, la température, les racks, l'accès poids lourds, la sécurité et les autorisations propres au produit avant de signer plusieurs années de location.

6. Obtenir le code douanier

Enregistrez la société auprès de Dubai Customs si elle utilise les services douaniers de Dubaï. Le code suit la licence et doit rester actif. Si un customs broker dépose les déclarations, organisez son association électronique et ses pouvoirs sans lui abandonner le contrôle des données.

7. Ouvrir le compte et financer le cycle

Présentez à la banque un dossier commercial concret : fournisseurs, clients, pays, marchandises, contrats, factures pro forma, conditions de paiement, volumes, transporteurs et origine du capital. Les paiements vers des pays à risque, les produits sensibles et les chaînes d'intermédiaires déclenchent davantage de questions.

Le guide sur le compte bancaire professionnel explique les justificatifs attendus. Pour comparer les offres, consultez aussi notre sélection de banques d'entreprise.

8. Sécuriser le premier envoi

Testez un volume maîtrisé. Faites relire l'invoice, la packing list, le certificat d'origine, le code HS, l'Incoterm, la valeur déclarée et les permis avant le départ. Calculez ensuite le coût réel après fret, assurance, manutention, douane, TVA, stockage, livraison et frais bancaires.

Ne scalez qu'après avoir rapproché la déclaration douanière, les factures, les paiements et le stock reçu.

Comment obtenir le code douanier à Dubaï ?

Le service Dubai Customs permet d'enregistrer l'entreprise pour qu'elle puisse légalement traiter avec la douane. La demande est disponible en ligne.

Les pièces officiellement listées sont :

  • une copie de la trade licence valide ;
  • le passeport de la personne autorisée ;
  • son Emirates ID.

Dubai Trade précise également, selon le profil, les informations du propriétaire, de la personne autorisée et un engagement d'importateur. Pour une free zone de Dubaï, sélectionnez le type d'entreprise correspondant à la free zone ; pour une licence émise dans un autre émirat, le parcours peut différer.

Le tarif officiel d'une nouvelle inscription est de 100 AED, auquel s'ajoutent 20 AED de Knowledge and Innovation fees. Dubai Customs annonce un jour ouvré pour un dossier complet. Le code ne corrige pas une activité absente de votre licence.

Quels documents faut-il pour dédouaner ?

Le service de déclaration douanière identifie quatre pièces de base :

  • la facture commerciale ;
  • la packing list ;
  • le certificat d'origine ;
  • le permis de l'autorité compétente pour un produit restreint.

Le dossier opérationnel inclut aussi le document de transport, tel que le bill of lading maritime ou l'air waybill, ainsi que les références du manifeste et les instructions du courtier.

La facture commerciale

Elle doit identifier vendeur, acheteur, description précise, quantités, prix unitaire, devise, valeur totale, Incoterm et pays d'origine. Une description comme « accessories » ou « samples » est trop vague pour une cargaison commerciale.

La packing list

Elle relie les références aux cartons, palettes, poids nets, poids bruts et dimensions. Les écarts entre facture, packing list, manifeste et marchandise ralentissent le contrôle.

Le certificat d'origine

Il documente l'origine économique des produits. Il ne prouve pas seulement le pays depuis lequel le conteneur a été expédié. Cette distinction devient essentielle lorsque Dubaï sert de plateforme de réexportation.

Les autorisations produit

Les biens restreints nécessitent l'accord de l'autorité concernée. La plateforme gouvernementale UAE cite notamment les denrées, plantes et pesticides, médicaments et équipements médicaux, appareils radio, cosmétiques, pneus, alcool et produits du tabac parmi les catégories encadrées.

Quels régimes douaniers utiliser ?

Dubai Customs permet des déclarations pour l'importation, l'exportation, le transit, le transfert et l'admission temporaire. Le régime choisi doit refléter le mouvement réel.

RégimeUtilisation typiqueAttention
ImportMise en circulation à DubaïDroits, TVA et autorisations
ExportSortie de biens UAEPreuve de sortie et documents destination
Import for re-exportEntrée suivie d'une réexportationDélais, garantie et clôture du régime
TransitPassage sous contrôle douanierItinéraire et apurement
TransferMouvement entre installations ou zonesConditions douanières précises
Temporary admissionSalon, démonstration ou matériel temporaireRéexportation dans le délai prévu

Les frais officiels de nouvelle déclaration varient selon le type et le canal : 15 à 100 AED pour une importation, 15 à 100 AED pour une exportation, 15 à 80 AED pour un transit, 80 AED pour un transfert et 100 AED pour une admission temporaire. Ces montants ne comprennent ni droits, ni TVA, ni port, ni manutention, ni courtier.

Comment calculer le coût rendu ?

La marge commerciale doit être calculée après tous les coûts nécessaires pour rendre le produit disponible au lieu convenu.

Coût rendu = achat + transport origine + fret + assurance + droits + taxes non récupérables + port + courtier + stockage + livraison + financement + pertes

La plateforme officielle UAE indique un droit courant de 5 % sur la valeur des marchandises incluant coût, fret et assurance. Certains produits ont un taux différent, sont exonérés, interdits ou restreints.

Exemple chiffré

Supposons une importation standard avec :

  • marchandises : 100 000 AED ;
  • fret : 8 000 AED ;
  • assurance : 2 000 AED.

La valeur douanière atteint 110 000 AED. À 5 %, le droit est de 5 500 AED. Si la marchandise est soumise à la TVA UAE de 5 %, la base d'importation inclut en principe la valeur et le droit, soit 115 500 AED ; la TVA représente alors 5 775 AED.

Le décaissement fiscal à la frontière serait donc de 11 275 AED avant les frais de port et de courtage. Une entreprise enregistrée à la TVA peut, sous conditions, récupérer ou comptabiliser la TVA d'importation ; le droit de douane reste un coût. Votre trésorerie et votre comptabilité doivent distinguer les deux.

Quel Incoterm choisir ?

IncotermCe que vous maîtrisezRisque principal
EXWPresque toute la chaîneEnlèvement et formalités export à l'origine
FOBFret maritime et assurance après chargementSeulement adapté au maritime ; point de transfert à comprendre
CIFPrix jusqu'au port de destinationAssurance minimale et frais locaux souvent exclus
DAPLivraison au lieu convenuAcheteur généralement chargé de l'importation
DDPPrix livré droits acquittésVendeur doit pouvoir légalement importer et traiter les taxes

Pour un premier flux, choisissez l'Incoterm après avoir demandé des devis séparés. Un prix CIF attractif peut cacher des frais de destination élevés. Un DDP peut être inutilisable si le vendeur étranger ne dispose pas de la structure, du code ou de l'identification fiscale nécessaires.

TVA UAE sur les importations et exportations

Le seuil obligatoire d'inscription à la TVA est de 375 000 AED de fournitures taxables et d'importations ; l'inscription volontaire peut devenir possible à partir de 187 500 AED selon les conditions. La FTA confirme le seuil.

Importation vers le mainland

Une importation de biens normalement taxés supporte la TVA à l'importation. Le mode de paiement ou de comptabilisation dépend notamment du statut TVA de l'importateur. La base comprend le droit de douane et certains frais.

Vente locale

La vente locale est en principe soumise à 5 %, sauf traitement particulier. Ne confondez pas le droit de douane payé à l'entrée avec la TVA facturée au client.

Exportation hors UAE

Une exportation peut être taxée à 0 %, mais vous devez satisfaire les conditions et conserver la preuve de sortie. La FTA prévoit notamment un délai de 90 jours dans le régime général, avec une procédure d'exception lorsque l'exportation dans ce délai n'est pas praticable pour des raisons admises.

Le taux zéro reste une fourniture taxable. Elle compte donc dans l'analyse du seuil et doit être documentée ; ce n'est pas une opération sans obligations.

Opérations en Designated Zone

Le traitement dépend du mouvement, de l'usage des biens, des parties et des contrôles douaniers. Une adresse dans une free zone ne suffit pas à facturer automatiquement hors TVA.

Pour approfondir les seuils, la récupération et les déclarations, consultez notre guide de la TVA à Dubaï.

Corporate Tax et bénéfice du négociant

Une société de trading incorporée aux UAE doit traiter la Corporate Tax. Le régime standard applique 0 % sur les premiers 375 000 AED de revenu imposable, puis 9 % au-delà. Il s'agit du bénéfice fiscal, pas du chiffre d'affaires ni de la valeur des marchandises.

Une free zone n'obtient pas automatiquement 0 %. Pour une Qualifying Free Zone Person, la distribution de biens peut constituer une activité qualifiante dans certaines conditions, notamment lorsqu'elle est réalisée depuis une Designated Zone et que les autres exigences sont respectées.

Le guide FTA free zone exige que les activités essentielles de distribution et la substance correspondante soient maintenues dans la Designated Zone. Un bureau dans une free zone ordinaire avec un entrepôt ailleurs ne garantit pas le régime.

Toute société imposable doit s'inscrire. Une personne morale créée aux UAE après le 1er mars 2024 dispose normalement de trois mois à compter de sa constitution. La FTA détaille l'inscription et la pénalité de 10 000 AED en cas de retard, sous réserve du dispositif de remise applicable.

Notre guide de la Corporate Tax explique le calcul et les déclarations.

Exporter depuis Dubaï vers la France ou la Belgique

Pour Dubaï, la marchandise sort des UAE. Pour l'Union européenne, elle entre depuis un pays tiers. Vous devez donc organiser les deux côtés de l'opération.

Identifier l'importateur européen

Le client, un distributeur, une filiale européenne ou votre société UAE peut être importateur selon la structure et les règles applicables. Cette personne assume la déclaration, la conformité, les droits, la TVA et souvent la responsabilité produit.

Un numéro EORI est obligatoire pour les opérations douanières dans l'Union. La Commission européenne précise qu'une entreprise non établie dans l'UE peut devoir demander son EORI dans l'État membre où elle réalise sa première opération.

Ne pas confondre expédition et origine

Réexporter depuis Jebel Ali ne confère pas l'origine UAE à un produit chinois, indien ou turc. Les droits européens, mesures antidumping et exigences documentaires dépendent du code produit et de l'origine réelle.

Access2Markets permet de vérifier tarif, taxes, restrictions, formalités et exigences produit selon le code, l'origine et le pays d'importation. Faites cette vérification avant d'établir votre prix de vente.

Importer en France

Une entreprise établie en France demande son EORI auprès de la douane française. Une société UAE qui dédouane en France et n'a pas déjà d'EORI européen suit le parcours prévu pour les opérateurs établis dans un pays tiers.

Depuis 2022, l'autoliquidation de la TVA à l'importation est obligatoire et automatique pour les entreprises identifiées à la TVA en France. La douane française exige que le numéro de TVA français valide figure sur la déclaration.

Importer en Belgique

Pour une entreprise belge, l'EORI est généralement construit à partir du numéro BCE après activation. Le SPF Finances prévoit aussi un formulaire distinct pour un opérateur d'un pays tiers qui réalise sa première activité douanière en Belgique.

Le traitement de la TVA d'importation, une éventuelle représentation et les autorisations de report doivent être validés avec le déclarant et le conseil fiscal belge avant la première livraison.

Vérifier la conformité produit

Le dédouanement ne prouve pas à lui seul que le produit peut être vendu. Marquage CE, sécurité, substances, étiquetage, langue, emballages, responsabilité du fabricant et réglementation sectorielle peuvent s'appliquer. Le contrat doit déterminer qui fournit le dossier technique et qui répond d'un rappel.

Comment financer le cycle commercial ?

Le besoin de trésorerie naît avant la vente. Vous pouvez payer un acompte au fournisseur, le solde avant expédition, le fret, les droits et le stockage plusieurs semaines avant l'encaissement client.

Construisez un plan par cycle :

  1. acompte fournisseur ;
  2. contrôle qualité ;
  3. solde et départ ;
  4. transport ;
  5. dédouanement ;
  6. stockage ou livraison ;
  7. délai de paiement client.

Quel budget prévoir ?

Le seul prix de la licence ne répond pas à la question. Votre budget initial doit isoler :

PosteCe qu'il faut chiffrer
SociétéConstitution, licence, activités, immigration et renouvellement
InstallationBureau, entrepôt, dépôt, raccordements et assurance
DouaneCode à 120 AED, déclarations, carte, courtier et garanties éventuelles
MarchandiseAcompte, contrôle, solde, emballage et pertes
TransportEnlèvement, fret, assurance, port et dernier kilomètre
FiscalitéDroits, TVA, comptabilité, audit et Corporate Tax
BanqueFrais, change, SWIFT et financement
ConformitéTests, certificats, étiquetage et autorisations produit

Demandez toujours le prix annuel, pas seulement le coût d'ouverture. Une licence peu chère avec une mauvaise activité, un entrepôt éloigné ou une banque inadaptée coûte davantage dès le premier conteneur.

Trois exemples de structure

Vendre du mobilier aux UAE

La société achète, importe, stocke et vend localement. Une structure mainland avec activité commerciale précise et entrepôt adapté peut être plus simple. Elle obtient son code, paie les droits, traite la TVA et facture les clients UAE.

Réexporter des pièces vers l'Afrique

La société consolide des achats, stocke près du port puis réexporte sans mise en circulation locale. Une zone logistique peut être pertinente. Il faut sécuriser l'origine, les certificats, les régimes douaniers et les règles du pays d'arrivée.

Expédier des produits en Europe

La société UAE achète et revend à un distributeur français ou belge. Le contrat peut laisser l'importation européenne au distributeur sous DAP, ou confier davantage d'obligations au vendeur. Avant de proposer DDP, vérifiez EORI, TVA, représentation, conformité et responsabilité produit.

Les erreurs qui bloquent une entreprise d'import-export

Acheter avant de vérifier le code HS

Le produit peut supporter un droit, une restriction ou un contrôle qui détruit la marge. Classez-le avant de verser un acompte important.

Choisir la zone avant le flux

Une zone réputée n'est pas nécessairement proche du port, du client ou du service dont vous avez besoin. Cartographiez chaque mouvement avant la constitution.

Utiliser le code d'un tiers sans comprendre

Le déclarant et l'importateur ne sont pas de simples noms techniques. Leur identité affecte la preuve d'importation, la TVA, la responsabilité et le dossier bancaire.

Confondre chiffre d'affaires et commission

Un négociant comptabilise normalement la vente complète ; un agent facture sa commission. Mélanger les deux fausse les seuils, la marge et la présentation bancaire.

Croire qu'une free zone garantit 0 %

TVA, Corporate Tax et douane appliquent leurs propres critères. Le lieu d'incorporation ne remplace ni la substance, ni la preuve de sortie, ni les conditions du revenu qualifiant.

Sous-estimer les frais de destination

Demurrage, detention, stockage, inspection, livraison et correction documentaire peuvent dépasser le fret prévu. Obtenez les frais locaux par écrit avant le départ.

Envoyer vers l'Europe sans responsable conformité

Le client peut refuser la cargaison si le produit, le marquage ou le dossier technique n'est pas conforme. Identifiez le responsable avant la commande.

Comment Square Zone vous accompagne

Square Zone commence par vos produits et vos flux, pas par un package de licence. Nous comparons la juridiction, les activités, l'installation, les visas, la banque et les obligations fiscales à partir de votre modèle réel.

Pour recevoir une comparaison chiffrée, préparez cinq informations : produits, pays d'origine, destinations, stockage prévu et chiffre d'affaires estimé. Demandez votre étude avant de signer le bail ou de payer la première commande.

Votre projet mérite un chiffrage précis.

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FAQ

Combien coûte une licence d'import-export à Dubaï ?

Il n'existe pas de prix unique. Le coût dépend des activités, de l'autorité, du bureau ou de l'entrepôt, des visas et des approbations. À titre concret, JAFZA affiche 15 000 AED par an pour sa General Trading Licence et DMCC 50 265 AED par an pour la sienne, hors constitution et local. Une licence spécialisée peut coûter moins cher. Le code Dubai Customs coûte actuellement 120 AED au total.

Une société free zone peut-elle importer aux UAE ?

Elle peut importer selon sa licence, sa zone, son enregistrement douanier et le régime applicable. Lorsque les biens quittent la zone pour le mainland, il faut organiser la mise en libre circulation, les droits, la TVA et la vente locale.

Faut-il un code douanier pour chaque émirat ?

Les autorités douanières locales gèrent leurs propres services. Un code Dubai Customs concerne les opérations traitées à Dubaï. Si vous utilisez un point d'entrée ou une installation dans un autre émirat, vérifiez l'enregistrement requis auprès de cette autorité et de votre free zone.

Peut-on importer sans entrepôt ?

Oui dans certains modèles : livraison directe, stockage chez un prestataire agréé ou négoce sans passage physique aux UAE. La licence, le contrat de stockage, l'importateur et la traçabilité doivent néanmoins correspondre à l'opération réelle.

Peut-on exporter de Dubaï vers la France ou la Belgique ?

Oui. Vous devez préparer la sortie UAE puis l'importation européenne. Identifiez le code produit, l'origine, l'importateur européen, son EORI, les droits, la TVA et la conformité avant de fixer le prix et l'Incoterm.

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