Une General Trading License à Dubaï permet de commercialiser plusieurs familles de marchandises sous une même licence. Elle convient à un importateur, un grossiste ou un distributeur qui ne veut pas limiter sa société à une seule catégorie de produits. Elle peut aussi convenir à un e-commerçant multi-produits, sous réserve d'ajouter l'activité e-commerce exigée par l'autorité et de vérifier le périmètre de vente en gros ou au détail. Elle ne transforme toutefois pas tous les produits en marchandises libres. Les aliments, cosmétiques, médicaments, équipements radio, cigarettes électroniques, pneus, alcools ou diamants bruts conservent leurs propres autorisations.
La réponse courte : vous devez d'abord lister les produits et leurs codes douaniers, choisir entre mainland et free zone selon le trajet réel des marchandises, obtenir la licence, enregistrer l'entreprise auprès de Dubai Customs, puis sécuriser les autorisations sectorielles avant l'arrivée du stock. La licence commerciale, le code douanier et l'enregistrement d'un produit sont trois démarches différentes.
Les règles douanières, fiscales et les promotions des zones franches peuvent changer. Les tarifs cités ont été contrôlés le 20 août 2026 ; vérifiez les conditions applicables à vos produits avant de payer.
| Question | Réponse opérationnelle |
|---|---|
| Que couvre la licence ? | Plusieurs catégories de biens autorisés par l'autorité de licence |
| Peut-on tout vendre ? | Non ; certains biens sont interdits et d'autres exigent une approbation |
| Faut-il un code douanier ? | Oui si l'entreprise utilise les services de Dubai Customs |
| Coût du code douanier | 100 AED par Business Type + 20 AED de frais Knowledge and Innovation |
| Délai annoncé par Dubai Customs | 1 jour ouvré après dossier complet |
| Droit de douane général | 5 % de la valeur CIF, sauf traitement différent |
| Mainland ou free zone ? | Le choix dépend du client, du stockage et du trajet douanier |
| Seuil obligatoire de TVA | Plus de 375 000 AED de fournitures taxables et importations selon les règles FTA |
Qu'est-ce qu'une General Trading License à Dubaï ?
Une licence de commerce général autorise une société à acheter, vendre, importer, exporter, distribuer et réexporter un éventail de marchandises compatible avec le périmètre approuvé. Elle répond à un besoin simple : exploiter plusieurs lignes de produits sans créer une société ou une licence spécialisée pour chaque famille.
Imaginez une entreprise qui vend des accessoires de bureau, du petit matériel électronique, des articles ménagers et des équipements de sport. Une activité commerciale spécialisée peut ne couvrir qu'une partie de ce catalogue. Le General Trading offre un périmètre plus large, sous réserve du libellé exact retenu par l'autorité et des restrictions propres aux produits.
Ce périmètre ne couvre pas automatiquement les activités suivantes :
- fabriquer ou transformer les produits ;
- réparer ou installer les équipements vendus ;
- fournir du conseil, du marketing ou des services informatiques ;
- exploiter un restaurant ou préparer des aliments ;
- transporter les marchandises pour des tiers ;
- agir comme agent commercial exclusif d'une marque ;
- vendre un produit dont l'importation exige une approbation non obtenue.
Si vous facturez aussi l'installation, la maintenance ou le conseil, faites ajouter les activités nécessaires. Une banque et un client important comparent souvent la licence, le site, les factures et les contrats. La formulation doit donc refléter le chiffre d'affaires réel, pas seulement faciliter la création.
La vente en ligne ne supprime aucune de ces règles. Meydan demande par exemple de combiner l'activité de trading du produit avec E-Commerce 4790.00. Faites confirmer le code exigé par votre autorité, puis vérifiez les obligations du produit, de la plateforme, de la livraison et de la protection du consommateur.
General Trading ou activité spécialisée ?
Une activité spécialisée est souvent plus logique si vous ne vendez qu'une seule famille stable, par exemple des pièces automobiles ou des vêtements. Elle rend le modèle plus lisible et peut éviter de payer un périmètre trop large. Le General Trading devient pertinent lorsque le catalogue combine plusieurs catégories ou doit évoluer rapidement.
| Votre modèle | Licence à étudier |
|---|---|
| Une famille de produits stable | Activité commerciale spécialisée |
| Plusieurs familles sans lien direct | General Trading |
| Importation et réexportation variées | General Trading ou activités multiples |
| Produits réglementés uniquement | Activité spécialisée + autorisations |
| Vente de produits et services | Activités commerciales + professionnelles compatibles |
Ne choisissez pas une General Trading License uniquement parce que son nom paraît plus flexible. Demandez la liste écrite des activités incluses, des exclusions et des autorisations externes. Deux autorités peuvent utiliser des packages commerciaux proches avec des périmètres différents.
Quels produits peut-on vendre ?
La bonne méthode consiste à répartir le catalogue en trois groupes : marchandises ordinaires, marchandises réglementées et marchandises interdites.
Les marchandises ordinaires peuvent généralement être commercialisées si elles entrent dans le périmètre de la licence et respectent les normes applicables. On y retrouve souvent des vêtements, fournitures de bureau, articles ménagers, accessoires non réglementés, meubles ou certains équipements généraux. Le mot « ordinaire » ne supprime pas l'étiquetage, la conformité technique, la propriété intellectuelle ni les documents douaniers.
Les marchandises réglementées peuvent être importées ou vendues seulement après l'accord de l'autorité compétente. Dubai Customs précise que leur libération reste conditionnée à cette approbation. Une General Trading License n'a donc pas priorité sur une règle sanitaire, technique ou sécuritaire.
| Catégorie | Autorité citée par Dubai Customs | Contrôle à anticiper |
|---|---|---|
| Aliments | Dubai Municipality | Enregistrement, étiquetage et conformité sanitaire |
| Cosmétiques et soins personnels | Dubai Municipality | Enregistrement et conformité des produits |
| Médicaments et dispositifs médicaux | MOHAP | Autorisation sanitaire et enregistrement |
| Animaux, plantes, engrais, insecticides | MOCCAE | Permis et contrôles sanitaires ou phytosanitaires |
| Émetteurs et équipements radio | TDRA | Conformité et approbation télécom |
| Pneus neufs, e-cigarettes, e-hookah | Autorité de normalisation compétente | Conformité technique |
| Alcool | Dubai Police | Autorisation spécifique |
| Diamants bruts | UAE Kimberley Process Office | Certificat Kimberley Process |
| Armes, munitions, explosifs, feux d'artifice | Autorités de défense et de l'intérieur | Autorisations de sécurité |
La liste douanière nomme aussi des produits interdits, notamment certains stupéfiants, outils de jeu, pneus usagés ou reconditionnés, filets de pêche en nylon et articles contraires aux règles applicables. Cette liste n'est pas un catalogue commercial exhaustif. Faites contrôler le produit, son code HS, sa composition et son usage avant l'expédition.
Un projet centré sur les véhicules nécessite aussi un certificat de dédouanement, un contrôle du véhicule et un circuit documentaire propre. Consultez le guide sur l'export de voitures plutôt que de traiter l'automobile comme une simple ligne de General Trading.
Ne pas oublier la taxe d'accise
L'importation de tabac, de produits du tabac, de liquides ou appareils de vapotage et de boissons énergisantes peut entraîner une taxe d'accise de 100 % du prix d'accise. Certains produits du tabac exigent aussi un Digital Tax Stamp avant l'importation.
Depuis le 1er janvier 2026, les boissons sucrées suivent un modèle volumétrique : 0,79 AED par litre entre 5 et moins de 8 g de sucre par 100 ml, puis 1,09 AED par litre à partir de 8 g. Les boissons sous 5 g ou édulcorées seulement artificiellement sont à 0 AED selon les conditions applicables. Vérifiez l'inscription, le classement et le calcul auprès de la FTA avant la commande.
Le code HS décide plus que le nom marketing
Un fournisseur peut appeler un article « appareil connecté », alors que la douane le classe comme équipement radio, dispositif médical ou appareil électrique. Ce classement détermine le taux douanier, les documents et parfois l'autorité compétente.
Pour chaque référence, conservez :
- la description technique exacte ;
- la composition et l'usage ;
- le code HS proposé ;
- le pays d'origine ;
- la valeur unitaire ;
- l'approbation nécessaire ;
- les certificats du fabricant.
Ne laissez pas le transitaire décider seul après l'arrivée du conteneur. Une erreur de classement peut entraîner une demande de documents, une nouvelle évaluation, des frais de stockage ou un blocage. Le service de classification de Dubai Customs coûte 25 AED par ligne tarifaire et annonce deux jours ouvrés ; la décision ne vaut que pour la facture soumise.
Mainland ou free zone : quel choix pour le commerce général ?
Le choix ne se résume pas à « mainland pour Dubaï, free zone pour l'international ». Vous devez tracer le parcours physique et contractuel des marchandises : port d'arrivée, entrepôt, propriétaire du stock, importateur officiel, client final et lieu de dédouanement.
Quand le mainland est cohérent
Une société sur le mainland de Dubaï mérite une étude prioritaire si vous importez directement pour vendre localement, approvisionnez des détaillants aux Émirats, exploitez un showroom ou souhaitez contracter sans intermédiaire avec une clientèle locale.
Le mainland peut offrir une structure plus directe pour le marché domestique. La propriété étrangère à 100 % est possible pour de nombreuses activités, mais vous devez faire confirmer l'activité exacte. Les informations anciennes affirmant qu'un sponsor émirati est toujours obligatoire ne reflètent plus la diversité des règles actuelles.
Le coût total dépend du nom commercial, de la forme juridique, des activités, de l'adresse, des éventuels frais liés au local et des autorisations. Un tarif administratif isolé n'est donc pas le prix complet d'une société de General Trading.
Quand une free zone est cohérente
Une free zone peut être adaptée si vous réexportez la majorité du stock, utilisez un hub logistique, vendez hors des Émirats ou souhaitez commencer avec une structure légère. La Dubai South Free Zone et la RAKEZ méritent par exemple une comparaison lorsque l'entrepôt, le port ou la logistique structurent le projet. Meydan Free Zone ou IFZA peuvent convenir à des modèles plus légers, sous réserve du stock et du circuit local.
Une free zone ne signifie pas que toutes les ventes sont exonérées de douane ou de TVA. La FAQ Dubai Customs indique qu'une société de free zone qui libère des marchandises pour une vente sur le mainland doit traiter la déclaration douanière appropriée. Selon le modèle, vous pouvez avoir besoin d'un importateur, d'un distributeur, d'une branche ou d'une autre organisation autorisée.
Depuis 2025, une société éligible d'une free zone de Dubaï disposant d'une Dubai Unified Licence peut aussi demander le permis mainland. Sa première phase couvre notamment le trading non réglementé. Le permis coûte 5 000 AED pour six mois, renouvelable au même prix, et impose des registres financiers séparés pour les opérations mainland. Il ne remplace ni la déclaration douanière, ni les approbations produit, ni l'analyse fiscale des bénéfices attribuables à l'activité mainland.
Certaines zones sont des Designated Zones au sens de la TVA, d'autres non. Même dans une Designated Zone, chaque flux doit être analysé. Le guide FTA précise que seules certaines fournitures de biens bénéficient du traitement spécial et qu'une entreprise de Designated Zone reste établie aux Émirats pour la TVA. Le simple mot « free zone » ne suffit pas.
| Critère | Mainland | Free zone |
|---|---|---|
| Vente locale directe | Souvent plus simple | Circuit local à structurer |
| Réexportation | Possible | Souvent bien adaptée |
| Entrepôt | Local autorisé ou 3PL | Entrepôt de zone ou 3PL |
| Douane | Déclaration à l'importation | Suspension ou traitement selon le mouvement ; droits possibles à l'entrée mainland |
| Adresse légère | Dépend du dossier | Souvent proposée, mais ne stocke pas les biens |
| Prix d'appel | Peu représentatif sans local | À vérifier selon visas, activités et espace |
| Fiscalité | TVA et Corporate Tax | TVA et Corporate Tax selon statut et flux |
Le meilleur choix est celui qui réduit les doubles contrats, mouvements artificiels et coûts de passage. Une licence moins chère peut devenir plus coûteuse si chaque vente locale exige une couche opérationnelle supplémentaire.
Comment obtenir une General Trading License en 2026 ?
1. Cartographier les produits
Créez une matrice avec une ligne par famille de produits. Indiquez fournisseur, pays d'origine, code HS, valeur, quantité, client, canal de vente, lieu de stockage et fréquence d'importation. Ajoutez les produits prévus à douze mois, pas seulement le premier achat.
Cette matrice sert à trois décisions : licence, douane et trésorerie. Elle révèle aussi si le General Trading est réellement utile. Si toutes les lignes appartiennent à la même catégorie, une activité spécialisée peut suffire.
2. Identifier les autorisations
Classez chaque ligne entre libre, réglementée et interdite. Pour les biens réglementés, identifiez l'autorité, le titulaire de l'enregistrement, le document à fournir et le moment où il doit être obtenu.
Ne supposez pas que le fournisseur étranger détient une certification valable aux Émirats. Une conformité européenne ou américaine peut aider le dossier sans remplacer l'approbation locale. Vérifiez aussi la langue des étiquettes, la composition, la durée de conservation et les règles de publicité.
3. Choisir la juridiction
Dessinez le flux avec des flèches : fournisseur → port ou aéroport → entrepôt → client. Ajoutez la société qui porte le stock et celle qui apparaît comme importateur. Comparez ensuite une option mainland et les free zones compatibles avec ce circuit.
Écartez toute option qui ne répond pas à un besoin essentiel, même si le package de licence coûte moins cher. Votre tableau de comparaison doit inclure renouvellement, visa, adresse, entrepôt, douane, vente mainland, fermeture et modification d'activité.
4. Valider la licence
Envoyez la liste des produits à l'autorité ou au conseiller et obtenez une confirmation du libellé General Trading ainsi que des activités complémentaires. Vérifiez si certaines catégories doivent être exclues ou ajoutées séparément.
Demandez un devis qui distingue licence, immatriculation, nom commercial, adresse, immigration, visa et approbations. Une brochure qui annonce « trading » ne prouve pas que tous vos produits figurent dans le périmètre final.
5. Constituer la société
Réservez le nom commercial, sélectionnez la forme juridique et préparez les pièces des associés et du manager. L'autorité vérifie le dossier avant d'émettre les documents de constitution et la licence.
Pour une personne physique, prévoyez généralement passeport, photo, adresse, coordonnées et informations sur l'activité. Une société actionnaire ajoute ses documents constitutifs, une résolution, l'organigramme et les pièces des bénéficiaires effectifs. Une légalisation ou attestation peut être nécessaire selon l'origine des documents.
6. Organiser le stockage
Une adresse flexible peut suffire à la constitution selon le package ; elle ne remplace pas un lieu où stocker physiquement des palettes. Choisissez entre entrepôt propre, entrepôt de free zone, dépôt sous douane ou prestataire logistique 3PL.
Le contrat doit préciser réception, contrôle, inventaire, préparation, retours, casse, assurance et responsabilité. Les aliments, cosmétiques, produits chimiques ou biens de valeur peuvent imposer des conditions supplémentaires. Vérifiez le lieu avant de signer un engagement long.
7. Obtenir le code douanier
Toute entreprise qui utilise les services de Dubai Customs doit enregistrer son activité. Le service d'enregistrement annonce 100 AED par Business Type, auxquels s'ajoutent 20 AED de frais Knowledge and Innovation. Le total est donc de 120 AED pour un Business Type ; plusieurs types peuvent augmenter le montant. Dubai Customs annonce un délai d'un jour ouvré après réception d'un dossier complet.
Les documents publiés sont la copie de la licence, le passeport de la personne autorisée et son Emirates ID. Si aucun dirigeant n'a d'Emirates ID, confirmez avant la création qui pourra être enregistré comme personne autorisée auprès de Dubai Customs. Une fois la démarche terminée, l'entreprise reçoit son enregistrement et son code douanier par e-mail. La validité du Business Code suit celle de la licence commerciale ; renouvelez les informations lorsque la licence change.
Le code permet d'effectuer les déclarations. Vous pouvez les gérer ou autoriser un agent de dédouanement licencié. Dans les deux cas, votre entreprise reste responsable de la cohérence des valeurs, codes et documents communiqués.
8. Préparer la première importation
Avant le départ des marchandises, faites valider le code HS, le certificat d'origine, la facture commerciale, la packing list, le document de transport et les permis sectoriels. Définissez aussi l'Incoterm : EXW, FOB, CIF ou DDP ne répartissent pas les coûts et risques de la même manière.
Calculez le coût rendu par unité avant de confirmer la commande. Incluez achat, transport intérieur, fret, assurance, droit de douane, manutention, dédouanement, stockage, inspection, pertes et livraison locale. Une marge calculée uniquement sur le prix fournisseur peut disparaître à l'arrivée.
9. Activer banque et fiscalité
Préparez le dossier du compte professionnel avec licence, statuts, bénéficiaires effectifs, contrats, factures pro forma, fournisseurs et prévisions de flux. Une licence General Trading ne garantit pas l'ouverture du compte. Les banques examinent notamment pays, marchandises, volumes, paiements en espèces et cohérence économique.
Organisez ensuite le plan comptable par produit, lot et importation. Suivez les droits, la TVA import, le stock, les écarts de change et les coûts logistiques. Cette discipline permet de connaître la marge réelle et de répondre aux demandes de la banque ou de la FTA.
Combien coûte une General Trading License à Dubaï ?
Il n'existe pas de prix universel. Le coût dépend de l'autorité, du nombre de visas, de l'adresse, du local, de l'entrepôt et des produits. Un package de constitution ne comprend généralement ni stock, ni transport, ni droits de douane, ni approbations sectorielles.
Au 20 août 2026, Meydan affiche une constitution à partir de 12 500 AED par an. Le package de base inclut la licence, l'immatriculation, la demande numérique et l'accès au portail ; l'allocation, la résidence, le médical, l'Emirates ID et les autres options ne sont pas inclus par défaut. Ce n'est pas le budget total d'un importateur.
| Poste | Montant ou méthode |
|---|---|
| Licence et immatriculation | Devis de l'autorité selon package |
| Package Meydan de base contrôlé le 20 août 2026 | À partir de 12 500 AED par an |
| Enregistrement Dubai Customs | 120 AED pour un Business Type ; davantage si plusieurs types |
| Adresse ou flexi-desk | Selon package |
| Entrepôt ou 3PL | Surface, température, valeur et rotation |
| Visa et immigration | Nombre de personnes et package |
| Autorisations produit | Autorité et nombre de références |
| Droit de douane | Généralement 5 % de la valeur CIF |
| TVA import | Selon la base taxable et le statut TVA |
| Transitaire et livraison | Mode, volume, port et Incoterm |
Budget de création ou budget d'exploitation ?
Le capital opérationnel compte souvent davantage que la licence. Vous pouvez payer le fournisseur avant l'expédition, immobiliser le stock pendant le transport, régler les frais d'arrivée puis attendre le paiement du client. Un cycle de 90 jours peut consommer plusieurs fois le coût de constitution.
Calculez séparément :
- le coût initial de la société ;
- le renouvellement annuel ;
- le coût de la première importation ;
- trois à six mois de charges fixes ;
- le besoin en fonds de roulement ;
- une réserve pour retards, retours et fluctuations de change.
Square Zone peut comparer les juridictions et isoler les coûts de licence des coûts opérationnels. Demandez un chiffrage avec vos produits, votre marché et votre besoin de stockage.
Droits de douane, valeur CIF et TVA
La FAQ Dubai Customs indique un taux général de 5 % de la valeur CIF, sauf traitement différent. CIF signifie coût des marchandises, assurance et fret jusqu'au point d'importation. La page cite notamment 50 % pour l'alcool et 100 % pour les cigarettes ; d'autres produits, accords d'origine ou régimes peuvent modifier le résultat.
Voici un exemple simplifié :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Marchandises | 100 000 AED |
| Fret | 4 000 AED |
| Assurance | 1 000 AED |
| Valeur CIF | 105 000 AED |
| Droit à 5 % | 5 250 AED |
| Base simplifiée avant autres ajustements | 110 250 AED |
| TVA à 5 % sur cette base | 5 512,50 AED |
Dans cet exemple, le droit de douane de 5 250 AED est à décaisser. La TVA import théorique est de 5 512,50 AED. Un importateur enregistré à la TVA la comptabilise généralement par autoliquidation dans sa déclaration et peut la récupérer sous conditions ; un importateur non enregistré doit la payer avant la libération des marchandises. Ajoutez dans les deux cas les frais du transitaire, du port, de l'inspection et de la livraison.
La FTA confirme l'inscription obligatoire d'une entreprise résidente lorsque ses fournitures taxables et importations dépassent 375 000 AED sur les douze derniers mois ou devraient dépasser ce seuil dans les trente jours. Le seuil volontaire est 187 500 AED pour les fournitures, importations ou dépenses taxables prises en compte selon les règles.
Pour la Corporate Tax, le taux de 0 % d'une Qualifying Free Zone Person ne découle pas de la licence. La décision 229/2025 qualifie la distribution de biens seulement lorsqu'elle est exercée dans ou depuis une Designated Zone, sous les autres conditions QFZP. Le revenu non qualifiant est taxé à 9 % et le dépassement du seuil de minimis peut faire perdre le régime.
Lisez aussi notre guide TVA. La TVA, le droit de douane et la Corporate Tax ne taxent pas la même base. Le droit frappe l'importation ; la TVA suit les fournitures et importations taxables ; la Corporate Tax s'applique au revenu imposable selon les règles fédérales.
Une free zone est-elle duty free ?
Pas dans tous les scénarios. Des marchandises peuvent entrer ou rester sous un régime de zone sans être immédiatement mises en libre circulation sur le mainland. Lorsqu'elles sont libérées pour le marché local, la déclaration et les droits applicables doivent être traités.
La même prudence vaut pour la TVA. Une free zone commerciale n'est pas automatiquement une Designated Zone, et une Designated Zone n'exonère pas toutes les transactions. Documentez le lieu, le mouvement, le propriétaire et le client de chaque flux.
Documents nécessaires pour importer à Dubaï
Le dossier de constitution et le dossier d'importation sont distincts.
Pour la société, préparez généralement :
- passeports des associés, du manager et des bénéficiaires effectifs ;
- photos et coordonnées ;
- justificatifs d'adresse ;
- proposition de nom commercial ;
- liste des activités et des produits ;
- documents de la société actionnaire, le cas échéant ;
- résolution et organigramme si une personne morale détient l'entité.
Pour une expédition commerciale, prévoyez selon le cas :
- facture commerciale détaillée ;
- packing list ;
- certificat d'origine ;
- connaissement maritime ou lettre de transport aérien ;
- déclaration douanière ;
- code douanier de l'importateur ;
- permis ou certificat du produit ;
- police d'assurance ;
- preuve de valeur ou de paiement si demandée.
La description sur la facture doit permettre d'identifier le produit. « Samples », « accessories » ou « goods » sont trop vagues pour un dossier robuste. Mentionnez référence, matière, usage, quantité, prix unitaire, origine et code lorsque cela est approprié.
Dubai Customs peut demander des éléments supplémentaires si la valeur déclarée paraît incohérente. Sa FAQ cite notamment les transferts bancaires, remises et échanges commerciaux comme preuves possibles du prix. Conservez donc commande, contrat, facture, paiement et correspondance dans le même dossier.
Entrepôt, 3PL et logistique
Le stockage doit suivre le modèle de vente. Un entrepôt propre donne plus de contrôle, mais ajoute loyer, dépôt, aménagement, assurance, personnel et systèmes. Un 3PL transforme une partie des coûts fixes en coûts variables et permet de tester le marché avec moins de capital.
Comparez les prestataires sur des unités concrètes :
- prix par palette ou mètre cube ;
- frais de réception ;
- coût par commande et par ligne ;
- stockage longue durée ;
- inventaire et intégration logicielle ;
- délai de préparation ;
- retours et destruction ;
- assurance et limite de responsabilité ;
- température, sécurité et agréments.
Vérifiez qui figure comme importateur et propriétaire du stock. Un transitaire transporte et dédouane ; un 3PL stocke et prépare ; un distributeur achète ou revend. Ces rôles peuvent être combinés, mais le contrat doit les distinguer.
Calculer la marge réelle
Utilisez cette formule :
Coût rendu unitaire = achat + fret + assurance + douane + manutention + stockage initial + transport local + pertes, divisés par les unités vendables.
Prenez les unités vendables, pas les unités commandées. Si 2 % du stock arrive endommagé ou expire, les autres unités absorbent ce coût. Ajoutez ensuite frais de marketplace, paiement, retours, garantie et commercialisation pour obtenir la marge de contribution.
Un produit acheté 100 AED et vendu 160 AED n'offre pas nécessairement 60 AED de marge. Après fret, douane, TVA non récupérable le cas échéant, stockage, commission et retour, la contribution peut tomber sous 20 AED. Faites ce calcul avant de choisir la licence ou de négocier une commande minimale.
Banque, paiements et contrôle KYC
Une banque veut comprendre les produits, fournisseurs, clients, pays, devises, volumes et l'origine du capital. Le General Trading exige donc un dossier plus précis qu'une formule comme « commerce de tous produits dans le monde ».
Préparez les contrats ou devis fournisseurs, les premières commandes, les flux mensuels, l'organigramme, les bénéficiaires effectifs et le contrat de stockage. Nommez les premières familles de produits et les principaux pays. Comparez ensuite les offres dans notre guide banque entreprise, puis utilisez la liste documentaire du guide pour ouvrir le compte.
Erreurs fréquentes à éviter
Acheter le stock avant les validations
Un fournisseur peut expédier plus vite que l'autorité n'approuve le produit. Vous paierez alors stockage portuaire, réexportation ou destruction. Conditionnez la commande à la validation des codes et autorisations.
Confondre licence et code douanier
La licence crée et autorise l'activité commerciale. Le Business Code permet d'utiliser les services douaniers. L'enregistrement produit autorise une catégorie réglementée. Obtenir le premier ne remplace pas les deux autres.
Choisir la free zone la moins chère
Le prix initial peut masquer les coûts de distribution locale, d'entrepôt, de visa ou de modification. Comparez le coût d'une vente livrée au client, pas seulement celui du certificat.
Croire que « General » signifie illimité
Les produits réglementés restent réglementés. Les services, la fabrication, l'installation et le transport peuvent exiger d'autres activités. Une licence large n'annule aucune règle sectorielle.
Sous-estimer la trésorerie
Le fournisseur peut demander 50 % à la commande et 50 % avant expédition, tandis que le client paie à 60 jours. Ajoutez fret, droits et stock de sécurité. Une activité rentable sur le papier peut manquer de cash.
Utiliser un mauvais Incoterm
Un prix DDP peut sembler simple, mais vous devez savoir qui est importateur, qui porte la conformité et quelles taxes sont incluses. Un prix FOB laisse davantage de logistique à votre charge. Faites chiffrer le coût complet avec le même périmètre.
Check-list avant de payer la licence
- Listez les produits des douze prochains mois.
- Faites confirmer les codes HS sensibles.
- Identifiez chaque autorité sectorielle.
- Validez le libellé General Trading.
- Tracez le flux fournisseur → entrepôt → client.
- Comparez mainland et free zone sur ce flux.
- Obtenez le devis de renouvellement.
- Chiffrez l'entrepôt ou le 3PL.
- Calculez le coût rendu des cinq produits principaux.
- Préparez le code douanier et le transitaire.
- Vérifiez les seuils de TVA.
- Constituez le dossier bancaire avant le premier encaissement.
FAQ
Une General Trading License permet-elle de vendre tous les produits ?
Non. Elle couvre plusieurs catégories de marchandises compatibles avec la licence, mais les produits interdits restent interdits et les produits réglementés exigent l'approbation de l'autorité compétente. Les aliments, cosmétiques, médicaments, équipements radio ou alcools ne deviennent pas libres grâce au seul mot General Trading.
Combien coûte une General Trading License à Dubaï ?
Le prix dépend de l'autorité, du package, des visas, de l'adresse et du stockage. Au 20 août 2026, Meydan publie une constitution à partir de 12 500 AED par an pour son package de base. Ajoutez l'allocation et la résidence si nécessaire, puis le code douanier, l'entrepôt, les approbations, le stock, le fret, la douane et la trésorerie. Demandez un devis détaillé pour connaître le total.
Une société de free zone peut-elle vendre sur le mainland ?
Oui, avec un circuit conforme. Dubai Customs précise qu'une déclaration appropriée doit être traitée lorsque des marchandises d'une free zone sont vendues sur le mainland. Selon le modèle, un importateur, distributeur, établissement mainland ou autre dispositif peut être nécessaire. Validez le circuit avant de facturer.
Le code douanier est-il inclus dans la licence ?
Non. Vous enregistrez séparément l'entreprise auprès de Dubai Customs. Le service publié coûte 100 AED par Business Type plus 20 AED de frais, et annonce un jour ouvré après dossier complet. Le code suit la validité de la licence et sert aux déclarations douanières.
Faut-il un entrepôt pour obtenir la licence ?
Pas nécessairement pour tous les packages. Certaines structures commencent avec une adresse flexible et un 3PL. Vous devez toutefois disposer d'une solution de stockage réelle, assurée et compatible avec les produits avant de recevoir le stock. Un flexi-desk n'est pas un entrepôt.
Votre projet mérite un chiffrage précis.
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