Créer une société à Dubaï est devenu le projet numéro un des entrepreneurs francophones qui veulent alléger leur fiscalité, s'ouvrir un marché international et vivre dans un environnement sûr et dynamique. Bonne nouvelle : c'est plus simple qu'on ne le croit. Moins bonne nouvelle : le marché regorge d'intermédiaires qui annoncent un prix d'appel et triplent la facture en cours de route.
Ce guide dit tout, chiffres vérifiés à l'appui : les types de sociétés, les vraies fourchettes de prix 2026, les étapes concrètes, les visas, la banque, la fiscalité et les pièges à éviter. C'est le document que nous aurions aimé lire avant de créer notre première entreprise aux Émirats.
Pourquoi créer sa société à Dubaï en 2026
Dubaï attire pour des raisons très concrètes, pas pour le folklore. D'abord la fiscalité : 0% d'impôt sur le revenu personnel, aucune charge sociale, et un impôt sur les sociétés qui reste parmi les plus doux du monde (0% jusqu'à 375 000 AED de bénéfices, 9% au-delà, avec un régime à 0% pour les revenus qualifiés des free zones). Pour un indépendant français imposé à 45% avec des cotisations sociales, le calcul est vite fait.
Ensuite la simplicité : une société en free zone se crée en quelques jours, entièrement à distance, avec 100% de propriété étrangère. Pas de capital minimum bloquant dans la plupart des zones, pas d'associé local imposé.
Enfin l'écosystème : Dubaï est un hub entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, avec des infrastructures bancaires solides, un aéroport qui dessert le monde entier et une communauté francophone de plus en plus dense. La ville s'est imposée comme la base arrière des e-commerçants, consultants, agences et traders francophones.
Créer une entreprise à Dubaï : pour quels profils
Toutes les activités ne se valent pas face au projet Dubaï. Voici les profils pour lesquels créer une entreprise aux Émirats a le plus de sens, et les points de vigilance de chacun.
Le consultant ou prestataire de services. Le profil idéal : clientèle internationale, peu de charges, marges élevées. Une licence de services en free zone suffit, l'adresse virtuelle est incluse, et la fiscalité transforme directement la marge en patrimoine. Point de vigilance : la résidence fiscale personnelle, à organiser proprement si vous passez encore du temps en France.
L'e-commerçant et le dropshipper. Dubaï est devenue la base des e-commerçants francophones : licence e-commerce dédiée, accès aux processeurs de paiement internationaux, image crédible face aux fournisseurs. Point de vigilance : le choix de l'activité exacte sur la licence (vente en ligne, import-export) conditionne le compte bancaire et les passerelles de paiement.
L'agence (marketing, développement, création). Le package multi-visas permet d'installer les fondateurs et les premiers employés. IFZA et RAKEZ offrent les meilleurs coûts par visa pour une équipe. Point de vigilance : anticipez le quota de visas dès le départ, changer de package en cours d'année coûte des frais.
Le trader et l'import-export. Les zones historiques comme JAFZA (port de Jebel Ali) ou DMCC (négoce de matières premières) apportent entrepôts, code import-export et écosystème sectoriel. Point de vigilance : le négoce physique exige souvent des approbations et un budget logistique supérieur.
Le détenteur de patrimoine. Holding de participations, immobilier, propriété intellectuelle : une structure adaptée (free zone holding ou véhicule dédié) protège et organise la transmission. Point de vigilance : la substance économique, indispensable pour bénéficier des conventions fiscales.
Le freelance. Certaines zones proposent des permis freelance plus légers qu'une société complète. C'est une porte d'entrée, mais la société free zone reste plus solide dès que les revenus deviennent sérieux, notamment face aux banques.
Les documents nécessaires, en détail
Pour une société free zone avec un actionnaire personne physique, le dossier est simple :
- Passeport en cours de validité (6 mois minimum restants)
- Photo d'identité récente sur fond blanc, aux normes émiraties
- Formulaire de demande de la zone (nous le préparons)
- Adresse de résidence et coordonnées
- Trois choix de noms de société par ordre de préférence
- CV ou diplôme pour certaines activités professionnelles réglementées
Pour un actionnaire personne morale (votre société française ou autre qui détient la société de Dubaï) : certificat d'incorporation, statuts, résolution du conseil autorisant la création, et procuration au signataire, le tout notarié et légalisé. Cette légalisation prend du temps : anticipez-la, c'est le principal facteur de retard des montages avec holding.
Free zone, mainland ou offshore : les trois types de sociétés
Avant de parler prix, il faut choisir la structure. Tout découle de cette décision.
La société free zone : le choix des entrepreneurs internationaux
Une free zone est une zone économique dotée de sa propre autorité de régulation. Une société free zone vous donne 100% de propriété étrangère, une fiscalité optimale et un processus de création ultra rapide, souvent 100% en ligne. Les Émirats comptent plus de 40 free zones, dont les plus connues des francophones : Meydan, IFZA, RAKEZ, DMCC ou JAFZA.
La limite pour une entreprise free zone : pour facturer directement des clients situés aux Émirats hors free zones, il faut en général passer par un distributeur local ou ouvrir une succursale. Si vos clients sont en France, en Europe ou ailleurs dans le monde, cette limite ne vous concerne pas.
La société mainland : pour le marché local
Une société mainland est enregistrée auprès du Département de l'Économie et du Tourisme de Dubaï (DET). Elle peut commercer librement partout aux Émirats, répondre aux appels d'offres publics et ouvrir des locaux physiques. Depuis la réforme de la propriété étrangère, la plupart des activités mainland autorisent 100% de détention par un étranger.
En contrepartie : un bail commercial est obligatoire (enregistré au système Ejari), les statuts passent devant notaire, et le processus prend 3 à 4 semaines avec un budget plus élevé.
La société offshore : la détention d'actifs
L'offshore (JAFZA Offshore, RAK ICC) ne donne ni licence commerciale locale ni visa de résidence. Elle sert à détenir des actifs, des participations ou de l'immobilier. Ce n'est pas le bon véhicule pour opérer une activité, et les banques la regardent avec plus de méfiance. Pour la plupart des entrepreneurs, une free zone fait tout ce qu'une offshore fait, en mieux.
Quelle juridiction choisir pour votre société
Le choix de la zone détermine votre budget, votre image et vos options bancaires. Voici les trois juridictions que nous recommandons le plus souvent, chiffres 2026 vérifiés.
Meydan Free Zone : l'adresse Dubaï premium
Meydan offre l'entrée de gamme la moins chère de Dubaï : licence dès 12 500 AED par an avec 3 activités incluses et une adresse prestigieuse à quelques minutes de Downtown. Le processus est 100% digital, avec jusqu'à 6 visas sans bureau physique et plus de 2 500 activités au choix. C'est le meilleur rapport image/prix pour un consultant ou un e-commerçant qui veut une adresse à Dubaï crédible pour son entreprise.
IFZA : les packages multi-visas flexibles
IFZA, basée à Dubai Silicon Oasis, structure ses offres par nombre de visas : environ 12 900 AED sans visa, 14 900 AED avec 1 visa, 19 900 AED avec 3 visas, 26 900 AED avec 6 visas. C'est souvent le meilleur coût par visa de Dubaï pour installer une équipe, avec plus de 1 000 activités au choix.
RAKEZ : le meilleur prix des Émirats
RAKEZ, la zone gouvernementale de Ras Al Khaimah, casse les prix : package Biz Starter dès 6 000 AED par an sans visa, packages tout inclus autour de 14 000 AED avec 1 visa, licence émise en 24h. Ras Al Khaimah est à 45 minutes de Dubaï, et votre visa de résidence RAKEZ vous permet de vivre à Dubaï. Plus de 40 000 entreprises y sont déjà installées.
Les autres free zones à connaître
Au-delà de notre trio recommandé, le paysage des free zones de Dubaï et des Émirats mérite un tour d'horizon. DMCC (Dubai Multi Commodities Centre) domine le négoce de matières premières et affiche un écosystème premium, avec des budgets première année souvent supérieurs à 20 000 AED. JAFZA, adossée au port de Jebel Ali, est la référence historique de l'import-export et de la logistique. DAFZA, près de l'aéroport, cible le commerce international à forte rotation. SHAMS (Sharjah) et Ajman Free Zone jouent la carte du budget serré, avec des licences d'entrée de gamme compétitives mais une image moins forte que Dubaï.
La bonne nouvelle : vous n'avez pas à trancher seul. L'activité, le budget, le besoin en visas et la stratégie bancaire désignent naturellement 2 ou 3 zones pertinentes, que nous comparons ligne par ligne dans votre devis.
Le comparatif en un coup d'œil
| Critère | RAKEZ | Meydan | IFZA | Mainland |
|---|---|---|---|---|
| Licence 0 visa | dès 6 000 AED | dès 12 500 AED | dès 12 900 AED | sur devis |
| 1re année avec 1 visa | 14 000 à 16 000 AED | 18 000 à 19 000 AED | 20 700 à 22 200 AED | variable |
| Délai licence | 24h à 5 jours | 2 à 5 jours | 2 à 4 jours | 3 à 4 semaines |
| Adresse | Ras Al Khaimah | Dubaï | Dubaï | Dubaï |
| Marché local | Non | Non | Non | Oui |
Combien coûte la création d'une société à Dubaï
Parlons argent, sans détour. Le budget de création d'une société à Dubaï se compose de quatre postes.
La licence commerciale : 6 000 à 13 000 AED par an en free zone selon la zone choisie. Elle se renouvelle chaque année au même tarif. C'est votre droit d'exercer, il définit vos activités autorisées.
L'establishment card : environ 2 000 à 2 500 AED. C'est le dossier d'immigration de votre société, indispensable pour sponsoriser des visas.
Les visas de résidence : 3 500 à 5 000 AED par personne (permis d'entrée, visite médicale, biométrie, Emirates ID). Comptez 4 500 à 6 500 AED par membre de la famille sponsorisé ensuite.
Le bureau : l'adresse virtuelle est incluse dans la licence en free zone. Un flexi-desk coûte environ 5 000 à 9 000 AED par an, un bureau privé 15 000 AED et plus. En mainland, le local est obligatoire.
Budget total réaliste première année, avec un visa : environ 14 000 à 16 000 AED à RAKEZ (3 300 à 3 800 EUR), 18 000 à 19 000 AED à Meydan, 20 700 à 22 200 AED à IFZA. Méfiez-vous de toute offre nettement en dessous : les frais manquants réapparaissent toujours au moment de payer.
Les étapes pour créer votre société, dans l'ordre
Le processus en free zone est linéaire quand le dossier est bien préparé. Voici les six étapes réelles.
1. Définir l'activité et la juridiction
Tout part de votre activité réelle : elle détermine les licences possibles, les zones adaptées et les approbations éventuelles. Une activité mal choisie est la première cause de blocage bancaire. C'est l'étape où un conseil expérimenté vous fait gagner des mois.
2. Réserver le nom de la société
Le nom doit respecter les règles de nommage des Émirats : pas de référence religieuse ou politique, pas d'abréviation de votre seul nom de famille, disponibilité vérifiée. La réservation se fait en ligne auprès de la zone.
3. Déposer le dossier
Pour un actionnaire personne physique : passeport en cours de validité (6 mois minimum), photo d'identité sur fond blanc, formulaire de la zone, adresse de résidence. Pour un actionnaire société : certificat d'incorporation, statuts, résolution et procuration, notariés et légalisés. Nous préparons et déposons le dossier complet.
4. Recevoir la licence
En free zone, la licence est émise en 24h à 5 jours ouvrés selon la zone. Vous êtes alors officiellement propriétaire d'une entreprise aux Émirats, avec une licence émise à Dubaï ou Ras Al Khaimah selon votre zone.
5. Activer l'immigration et les visas
L'establishment card s'obtient en 2 à 4 jours, puis chaque visa prend 10 à 15 jours ouvrés : permis d'entrée, changement de statut, visite médicale, biométrie et émission de l'Emirates ID. Seule cette étape exige votre présence physique.
6. Ouvrir le compte bancaire
L'étape la plus variable : 2 semaines à plus d'un mois selon votre profil, votre nationalité et la banque. La plupart des banques exigent l'Emirates ID du signataire et un dépôt minimum de 25 000 à 50 000 AED. Notre conseil : lancez le visa dès l'émission de la licence, et préparez un dossier bancaire solide (business plan, preuves de revenus, contrats clients).
Réussir l'ouverture du compte bancaire professionnel
Le compte bancaire est l'étape que les créateurs de société sous-estiment le plus, et celle où un accompagnement change tout. Les banques émiraties appliquent une conformité stricte : elles veulent comprendre qui vous êtes, d'où vient l'argent et ce que fait réellement votre entreprise.
Ce que la banque regarde. La cohérence entre l'activité de la licence et vos opérations réelles, votre parcours (CV, société précédente, revenus), vos flux prévisionnels, vos premiers contrats ou factures, et votre pays de résidence. Un consultant avec deux contrats clients signés ouvre son compte dix fois plus vite qu'un dossier vide.
Les banques et leurs profils. Les grandes banques locales (Emirates NBD, Mashreq, RAKBANK, WIO, ADCB) ont chacune leur appétit de risque : certaines aiment les sociétés de services digitales, d'autres exigent des activités physiques, certaines acceptent plus facilement les sociétés RAKEZ, d'autres privilégient les adresses Dubaï. Nous orientons chaque client vers les banques qui correspondent à son profil, c'est le meilleur prédicteur de succès.
Les chiffres à connaître. Dépôt minimum courant de 25 000 à 50 000 AED selon la banque et la formule, frais mensuels possibles en dessous du solde requis, délais de 2 semaines à plus d'un mois. Les néobanques professionnelles (WIO notamment) ont simplifié le jeu pour les petites structures, avec des ouvertures plus rapides et des seuils plus doux.
La checklist gagnante. Emirates ID du signataire prêt, business plan d'une page clair, preuves de revenus ou contrats, site web professionnel cohérent avec la licence, et réponses précises aux questions de conformité. Nous préparons ce dossier avec vous avant le premier rendez-vous.
Comptabilité et obligations annuelles de votre entreprise
Créer la société n'est que le début : la maintenir conforme est ce qui protège votre licence, votre compte bancaire et votre tranquillité.
La comptabilité est obligatoire pour toutes les sociétés des Émirats, même en free zone, même à chiffre d'affaires nul. Les registres doivent être tenus et conservés, et l'impôt sur les sociétés impose un dépôt de déclaration annuel depuis son entrée en vigueur.
Le calendrier type d'une société free zone : tenue comptable mensuelle ou trimestrielle, déclaration TVA trimestrielle si vous êtes enregistré, déclaration d'impôt sur les sociétés dans les 9 mois suivant la clôture, renouvellement de licence à date anniversaire, renouvellement des visas tous les 2 ans. Les zones qui exigent un audit (selon statut et taille) demandent des états financiers audités.
Le coût réaliste : comptez 3 000 à 8 000 AED par an pour une comptabilité externalisée simple, davantage avec volume ou audit. C'est le prix de la sérénité : les pénalités de retard fiscales aux Émirats sont lourdes et automatiques.
Recruter et sponsoriser des employés
Votre société peut sponsoriser des employés : chaque salarié reçoit un visa de travail et un Emirates ID sous le parrainage de l'entreprise, dans la limite du quota attaché à votre licence et à votre bureau. Le processus reflète celui du fondateur : permis d'entrée, visite médicale, biométrie, carte.
Côté droit du travail, les contrats suivent le droit émirati (période d'essai, préavis, gratification de fin de service). Les salaires se versent via le système WPS pour les sociétés qui y sont soumises. Si vous prévoyez d'embaucher vite, dimensionnez le package visas dès la création : c'est plus économique que de modifier la licence en cours d'année.
Trois cas pratiques chiffrés
Le consultant solo. Marie, consultante en stratégie, clients français et suisses. Licence de services Meydan (12 500 AED), establishment card (2 000 AED), 1 visa investisseur (4 000 AED) : environ 18 500 AED la première année, soit 4 400 EUR. Compte WIO ouvert en 3 semaines. Elle facture sans TVA ses clients européens et pilote tout depuis l'application.
Le couple e-commerce. Karim et Sarah, boutique en ligne, s'installent avec leurs deux enfants. Package RAKEZ 2 visas tout inclus (environ 18 000 AED), puis sponsoring famille : 2 visas enfants (environ 11 000 AED tout compris). Budget première année autour de 29 000 AED, soit 6 900 EUR, école française en sus. Ils vivent à Dubaï Marina, la société est à Ras Al Khaimah, tout est légal et optimisé.
L'agence de 4 personnes. Thomas migre son agence de développement : package IFZA 3 visas (19 900 AED), establishment card, 3 visas traités (environ 12 000 AED), flexi-desk (6 000 AED). Première année autour de 40 000 AED, soit 9 500 EUR, pour une structure complète avec équipe sur place, à comparer aux charges sociales françaises d'une seule année.
Le processus mainland en détail
Si votre projet vise le marché local des Émirats, la société mainland suit un parcours spécifique auprès du DET, différent des free zones.
D'abord la réservation du nom commercial (environ 620 AED, nom réservé 180 jours), puis l'approbation initiale (environ 120 AED, valable 6 mois) qui valide l'activité et les actionnaires. Viennent ensuite les statuts (MOA) notariés devant un notaire de Dubaï, qui fixent la répartition du capital, puis l'étape décisive : le bail commercial enregistré au système Ejari, obligatoire avant l'émission de la licence. Enfin, le DET émet la licence électronique en 1 à 2 jours une fois le dossier complet.
Comptez 3 à 4 semaines au total et un budget sensiblement supérieur à la free zone, variable selon l'activité (certaines exigent des approbations externes : santé, éducation, restauration). En échange : accès complet au marché émirati, contrats gouvernementaux et locaux physiques illimités.
La fiscalité de votre société à Dubaï
C'est le nerf de la guerre, alors soyons précis.
Impôt sur le revenu personnel : 0%. Aucune imposition sur les salaires ou dividendes perçus aux Émirats, aucune charge sociale.
Impôt sur les sociétés : 0% puis 9%. Le taux standard est de 0% jusqu'à 375 000 AED de bénéfices annuels (environ 88 000 EUR), puis 9% au-delà. Les sociétés free zone peuvent bénéficier du statut QFZP (Qualifying Free Zone Person) : 0% sur les revenus qualifiés, sous conditions strictes de substance, de comptabilité auditée et de nature des revenus. Attention, un QFZP perd le seuil des 375 000 AED sur ses revenus non qualifiés.
TVA : 5%. L'enregistrement devient obligatoire à partir de 375 000 AED de chiffre d'affaires taxable réalisé aux Émirats. Les prestations pour des clients hors Émirats sont généralement hors champ ou à taux zéro.
Côté France : partir vivre à Dubaï ne suffit pas à sortir du filet fiscal français. La résidence fiscale s'apprécie selon le centre de vos intérêts vitaux et économiques. Une expatriation propre se prépare avec un avocat fiscaliste, surtout si vous gardez des attaches en France. Nous travaillons avec des partenaires spécialisés sur ce sujet.
Vivre à Dubaï grâce à votre société
Votre société free zone vous ouvre le visa de résidence investisseur, valable 2 ans et renouvelable sans limite. Avec lui : Emirates ID, compte bancaire personnel, logement, école pour les enfants, permis de conduire local. Vous pouvez sponsoriser votre conjoint et vos enfants.
Aucune obligation de séjour minimum lourd : une présence régulière suffit à maintenir le visa actif, ce qui en fait un outil souple pour les entrepreneurs qui partagent leur vie entre l'Europe et les Émirats.
Vivre à Dubaï : ce qui change au quotidien
Créer son entreprise à Dubaï, c'est souvent aussi déménager à Dubaï. Quelques repères concrets pour projeter votre nouvelle vie.
Le coût de la vie à Dubaï est plus élevé qu'en France sur le logement (comptez 6 000 à 12 000 AED par mois pour un appartement d'une chambre dans un quartier prisé de Dubaï, moins en périphérie) mais plus doux sur l'essence, les taxis, la téléphonie et les services. Sans impôt sur le revenu, le pouvoir d'achat réel d'un entrepreneur à Dubaï dépasse largement son équivalent parisien à revenus égaux.
Les quartiers préférés des francophones à Dubaï : Dubai Marina et JBR pour la vie urbaine face à la mer, Downtown pour l'énergie, Jumeirah et Umm Suqeim pour les familles, JVC pour le rapport qualité prix, Business Bay pour la proximité des bureaux. Ras Al Khaimah séduit ceux qui veulent l'ambiance nature à une heure de Dubaï.
Les écoles : Dubaï compte plusieurs établissements homologués AEFE dont le Lycée Français International, avec des frais de scolarité de 30 000 à 60 000 AED par an selon le niveau. Les places partent vite : inscrivez les enfants dès que le projet se confirme.
La sécurité et la qualité de vie : Dubaï figure parmi les villes les plus sûres du monde, les services publics sont efficaces et digitalisés, et le français est de plus en plus présent dans les commerces et les services de santé.
Dubaï face aux autres destinations d'expatriation fiscale
Beaucoup d'entrepreneurs comparent Dubaï au Portugal, à l'Estonie, à Andorre ou à Malte avant de choisir. Le match est vite plié pour les profils à revenus élevés.
Le Portugal a fermé son régime NHR historique et impose désormais la plupart des revenus. L'Estonie offre une e-residency élégante mais aucun avantage de résidence fiscale personnelle : vous restez imposé là où vous vivez. Andorre exige une présence réelle de 183 jours dans un marché minuscule. Malte et Chypre gardent des niches, avec une complexité administrative supérieure et une image parfois moins favorable auprès des banques.
Dubaï combine ce que les autres séparent : 0% d'impôt personnel, une vraie économie où développer son entreprise, des vols directs vers toute l'Europe, une résidence obtenue en deux semaines via votre société, et une qualité de vie assumée. Le coût d'entrée (licence et visa) est le prix de cette combinaison, et il reste inférieur à un seul trimestre de charges sociales françaises pour un indépendant qui gagne bien sa vie.
Votre première année : le calendrier administratif
Pour visualiser la charge réelle, voici la première année type d'une entreprise free zone à Dubaï.
- Mois 1 : création de la société, licence, establishment card, visa du fondateur, Emirates ID, ouverture du compte bancaire
- Mois 2 à 3 : mise en place de la comptabilité, enregistrement TVA si nécessaire, visas famille éventuels
- En continu : tenue comptable, factures conformes, suivi du seuil de TVA (375 000 AED de chiffre d'affaires aux Émirats)
- Mois 9 après clôture : dépôt de la déclaration d'impôt sur les sociétés
- Mois 12 : renouvellement de la licence (même tarif que l'année 1 dans les zones sérieuses), point annuel sur la structure
Rien d'insurmontable : avec un prestataire comptable et des rappels automatiques, la conformité de votre entreprise à Dubaï représente quelques heures par trimestre.
Check-list finale avant de lancer votre entreprise à Dubaï
- Mon activité est définie précisément et correspond à une licence claire
- J'ai choisi ma juridiction sur un comparatif chiffré tout compris, pas sur un prix d'appel
- Mon budget première année inclut licence, establishment card, visas et banque
- Mon passeport est valide plus de 6 mois, mes documents sont cohérents
- Mon dossier bancaire est préparé : business plan, preuves de revenus, contrats
- Mon volet fiscal français est traité avec un professionnel
- J'ai un accompagnement qui répond en français, vite, et sans frais cachés
Si vous cochez ces sept cases, la création de votre entreprise à Dubaï sera un processus fluide de quelques semaines, pas un parcours du combattant.
Les 5 erreurs qui coûtent cher
Après des centaines de créations accompagnées, les mêmes erreurs reviennent.
- Choisir la mauvaise activité sur la licence. Trop générique ou décorrélée de vos opérations, elle bloque l'ouverture du compte bancaire.
- Acheter le prix d'appel. Une licence à 6 000 AED existe (RAKEZ Biz Starter), mais sans visa ni establishment card. Comparez les budgets tout compris, pas les prix d'appel.
- Sous-estimer la banque. C'est l'étape la plus longue. Sans préparation, les refus s'enchaînent et chaque refus complique le suivant.
- Ignorer la conformité. Comptabilité, TVA, impôt sur les sociétés : même en free zone, votre société doit tenir des comptes dès le premier jour, même à chiffre d'affaires nul.
- Négliger le volet français. Créer une société à Dubaï sans organiser sa résidence fiscale, c'est s'exposer à un redressement. Les deux sujets se traitent ensemble.
Combien de temps prévoir, au total
Pour une société free zone avec un visa : comptez 7 à 14 jours pour être opérationnel (licence + visa lancé), puis 2 à 4 semaines supplémentaires pour le compte bancaire. Pour une société mainland : 3 à 4 semaines pour la licence (nom, approbation initiale, statuts notariés, Ejari), puis les mêmes délais visa et banque.
Autrement dit, un projet lancé aujourd'hui est pleinement opérationnel, compte bancaire inclus, en 4 à 8 semaines.
Les coûts récurrents : votre entreprise année après année
Le budget de création n'est que la moitié de l'équation : une entreprise à Dubaï se juge aussi sur ses coûts de fonctionnement. Voici la réalité des années suivantes.
Le renouvellement de licence se fait à date anniversaire, au même tarif que la première année dans les zones sérieuses : environ 6 000 AED à RAKEZ, 12 500 AED à Meydan, 12 900 AED à IFZA. Méfiez-vous des zones ou intermédiaires qui cassent le prix la première année et se rattrapent au renouvellement : exigez le tarif de renouvellement par écrit avant de signer.
Les visas se renouvellent tous les 2 ans (3 500 à 5 000 AED par personne, nouvelle visite médicale incluse), l'establishment card chaque année (environ 2 200 AED).
La comptabilité représente 3 000 à 8 000 AED par an en externalisé, et l'assurance santé, obligatoire pour les résidents de Dubaï, démarre autour de 1 000 à 2 000 AED par personne et par an pour une couverture de base d'entrepreneur (les plans à moins de 700 AED sont réservés aux salaires inférieurs à 4 000 AED par mois).
Au total, une entreprise individuelle avec un visa coûte environ 12 000 à 20 000 AED par an en vitesse de croisière à Dubaï, tout compris. À comparer, encore une fois, aux prélèvements d'une année française : le retour sur investissement se calcule en mois.
Comment Square Zone vous accompagne
Notre métier est de transformer ce guide en réalité, sans que vous ayez à arbitrer seul entre les zones, les packages et les banques. Concrètement : un diagnostic gratuit de votre projet, une recommandation de juridiction argumentée et chiffrée ligne par ligne, la création complète de votre société à Dubaï ou Ras Al Khaimah, les visas et Emirates ID pour vous et votre famille, l'introduction bancaire préparée, puis la comptabilité et les renouvellements en continu.
Le tout en français, avec un interlocuteur dédié joignable sur WhatsApp, et une règle non négociable : le prix annoncé est le prix payé.
FAQ : vos questions sur la création de société à Dubaï
Peut-on créer sa société à Dubaï sans y aller ?
Oui pour la société elle-même : les free zones traitent tout à distance. Votre présence n'est requise que pour le visa de résidence (visite médicale et biométrie) et, selon les banques, pour l'ouverture du compte.
Faut-il un capital minimum ?
La plupart des free zones n'exigent aucun capital libéré pour les activités de services et de commerce. Certaines activités réglementées ont des exigences spécifiques.
Peut-on créer une société à Dubaï en étant salarié en France ?
Oui, c'est légal. Mais les implications fiscales françaises (résidence fiscale, revenus de la société) doivent être analysées avant, pas après.
Une société à Dubaï est-elle une société offshore ?
Non. Une société free zone est une société résidente aux Émirats, avec licence, substance et comptabilité. L'offshore est un véhicule distinct, sans licence commerciale locale.
Quel est le prix minimum réaliste ?
Environ 6 000 AED par an (1 400 EUR) pour une licence RAKEZ sans visa. Avec un visa de résidence, comptez 14 000 à 22 000 AED la première année selon la zone.
Combien de temps faut-il rester à Dubaï pour garder son visa ?
Le visa investisseur reste valide tant que vous entrez aux Émirats au moins une fois tous les 6 mois. Aucun séjour minimum n'est exigé pour le visa lui-même, mais la résidence fiscale obéit à d'autres règles.
Peut-on transformer une société free zone en mainland plus tard ?
On ne transforme pas, on complète : la pratique courante est d'ouvrir une entité ou une succursale mainland quand les clients locaux arrivent, en gardant la free zone pour l'international.
Quelle est la meilleure free zone pour créer sa société à Dubaï ?
Il n'y a pas de meilleure zone dans l'absolu : RAKEZ gagne sur le prix, Meydan sur l'adresse Dubaï au meilleur tarif, IFZA sur les packages d'équipe, DMCC sur le négoce. Le bon choix découle de votre activité, de votre budget et de votre plan bancaire.
Les Émirats sont-ils toujours sur liste grise ou noire ?
Les Émirats sont sortis de la liste grise du GAFI en 2024 et ne figurent pas sur la liste noire de l'UE. Le pays a massivement renforcé sa conformité, ce qui explique aussi l'exigence accrue des banques.
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